Charles Péguy meurt bêtement, officier de réserve il a été rappelé à la mobilisation. Ce 5 septembre il est à la tête d'une compagnie qui reçoit l'ordre de cesser la retraite, Joffre prépare sa contre-offensive qui deviendra la bataille de la Marne.
Péguy reste debout sous la mitraille. Ses soldats couchés à terre lui suggèrent de faire pareil, mais il reste raide comme un i, jusqu'à recevoir du plomb dans la cervelle. Ainsi finit l'un de nos poètes, bêtement mais fidèle à l'idée qu'il se faisait d'un soldat de la république. C'était un autre temps.
Zweig: "Peu de nouvelles du front, seulement l'horreur qui se confirme".
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